MME Alice Braun

Enseignant / Enseignant-chercheur

Fonction

Maître de conférences en anglais

Discipline(s)

Anglais

Disciplines enseignées

Anglais des sciences humaines
  • Licence professionnelle : stratégies interculturelles dans l'hôtellerie et la restauration
  • Master 1 SES
  • Master 1 sociologie/anthropologie
  • L3 AES : anglais renforcé

Thèmes de recherche

La représentation de soi dans la littérature autobiographique de femmes écrivains au 20ème et 21ème siècle

Curriculum Vitae

  • [hal-01640415] La fiction du nom dans l'autobiographie de Jeanette Winterson
    5 juillet 2018
    Les articles de cet ouvrage portent des témoignages poignants sur la difficulté d'être femme à travers les différentes époques et sur divers continents, de véritables témoignages de combats comme ceux de 'Ms', de déchirures et pas seulement métaphoriques, qui trouent l'histoire des femmes soumises à une volonté de classification, dont la finalité était restrictive, dont elles ne sortent pas indemnes mais avec la volonté d'en sortir justement, pour elles-mêmes, pour leurs filles, pour leurs hommes aussi.
  • [hal-01656816] Janet Frame : une figure d'auteure effacée ?
    5 juillet 2018
    Janet Frame : les métamorphoses d'une signature Lorsqu'il définissait la fonction classificatoire du nom d'auteur dans son article « Qu'est-ce qu'un auteur ? », Michel Foucault avait-il à l'esprit la question du nom d'auteure ? Si le nom d'auteur des écrivains hommes permet de sceller leur oeuvre toute entière et d'en garantir l'authenticité, le rapport entre le nom de l'auteure et son oeuvre est bien souvent compliqué par sa condition de femme prise dans des structures patriarcales qui la surdéfinissent. Ainsi, pendant longtemps, il fut presque impossible pour une femme de publier sous son nom propre par souci de respectabilité, car elle prenait le risque de devenir « une femme publique », avec tout l'aspect de condamnation morale qu'impliquait cette désignation. Puis celles qui le firent durent souvent choisir un nom qui n'était pas le leur : celui du père, ou du mari. Ainsi, le nom d'auteure de Virginia Woolf met au centre de son autorité sa relation avec Leonard Woolf, dont on connaît le rôle dans la carrière créative de sa femme. Doris Lessing, pour sa part, fut contrainte de garder le nom de son deuxième mari, dont elle se sépara au bout de quelques années, car c'était lors de son second mariage qu'elle écrivit son premier roman : la conti-nuité auctoriale était à ce prix. Le nom d'auteure, qu'il soit contraint ou choisi, révèle les tensions identitaires autour de l'auto-définition de la femme qui écrit. D'autres auteures ont ainsi recours à la pseudonymie ou à des initiales afin de gommer leur genre et l'effacer derrière une identité androgyne. Dans le cas de Janet Frame, l'examen de la question du nom d'auteure se fait l'écho des difficultés d'ordre auctorial qu'a connues cet auteure néo-zélandaise née en 1924 avant d'accéder à la célébrité littéraire, et de se « faire un nom ». Ce nom, d'ailleurs, sera pris dans le devenir-icône qui va marquer la fin de sa carrière. Le nom d'auteure chez Janet Frame a également partie liée, on le verra, avec une éthique du métier d'écrivain comme nécessairement effacé derrière son oeuvre. Une anecdote permet de mieux saisir le rapport de Janet Frame avec l'aspect public de sa condition d'auteure. En 2000, le journaliste néo-zélandais John Sellwood propose à l'émission Holmes une interview de cette icône des lettres néo-zélandaises, à l'occasion de la sortie de la biographie que lui a consacrée l'historien Michael King. Le journaliste ouvre son sujet par les mots suivants : « Pour de nombreuses personnes, Janet Frame représente un paradoxe. A travers son écriture, elle fait partager ses pensées et ses émo-tions les plus intimes, mais dans la vie, elle se cache loin du monde. C'est une personne intensément pudique, qui tolère très mal les intrusions ». Afin d'illustrer son propos, John Sellwood conclut son 1 reportage par une image de Janet Frame refermant la porte de sa maison quasiment au nez du journa-liste, visiblement fatiguée de sa présence. En quelques mots est ainsi résumée la représentation cultu-relle qui va suivre Janet Frame toute sa vie et au-delà : celle d'une auteure timide, recluse, en un mot « effacée », mais qui se donnerait néanmoins à voir dans une fiction considérée souvent comme pro-fondément autobiographique. Le véritable paradoxe est qu'une telle aura de mystère ait pu accompa-gner la figure d'un écrivain qui a pourtant publié trois volumes de son autobiographie dans les années 80, et autorisé (au sens de permettre et contribuer) une biographie exhaustive quelque vingt ans plus tard. Pour Corey Scott , c'est le relatif déficit d'informations autobiographiques sur l'élément princi 2-pal de la légende biographique de Frame, à savoir ses dix années passées dans différents hôpitaux psychiatriques en Nouvelle-Zélande suite à un diagnostic erroné de schizophrénie, qui va venir im-primer la marque du secret et du mystère sur l'ensemble de l'existence de Frame, et de ses représenta-tions culturelles et médiatiques. En effet, dans son autobiographie, Frame choisit de ne pas révéler les 3 détails de son internement , et de renvoyer ses lecteurs à son roman de 1961, Faces in the Water, qui 4 suit la carrière psychiatrique en forme de plongée aux enfers de la très autobiographique Istina Mavet. Avec ce geste métafictionnel, Frame scelle la relation étroite entre la fiction et la réalité extratextuelle dont elle s'inspire, et valide une lecture rétrospectivement autobiographique de ses oeuvres. Parallèle-ment, elle fait apparaître la distinction qu'elle établit entre deux mondes distincts, mais néanmoins liés dans une structure binaire : celui du réel et celui de la fiction. Le chemin entre bio et graphie chez Frame est complexe, jalonné de chausses-trappes et de faux-semblants, et beaucoup de ses récits mettent en scène des représentations déguisées de Frame, qui joue ainsi de l'écriture comme d'un mi-« For many, Janet Frame is a paradox. Through her writing she shares her most intimate thoughts and emo 1-tions, but in life, she hides from the world. An intensely private person with little tolerance for intrusion. »
  • [hal-01640470] In the Memorial Room: The Conditions of Being a Writer
    5 juillet 2018
    In the Memorial Room, the second novel by Frame to be published posthumously, announces many of the themes that she would develop only a few years later in Living in the Maniototo, including the role of the artist in her own fiction. The artist figure in this case is a young New Zealand man who has been awarded a fellowship giving him the chance to live and write in the same French town where Margaret Rose Hurndell, a national literary figure, and image of the famous New Zealand expatriate writer Katherine Mansfield, spent some time before she died. By staging the gradual erasure of its protagonist, In the Memorial Room allows us to reflect on the place of the artist in a society obsessed with the cult of celebrity, when being a writer should imply a dissolution of the ego and the foregrounding of language as the main driving force of his/her art. Through the seemingly trivial attention given to the artist's material condition, and by introducing characters who epitomize the different modalities of being a writer, Frame dramatizes the dialectics of the author's role with regards to his/her creation.
  • [hal-01656829] A Compound Fenced Off From the Rest of the World': Motherhood as the Stripping of One's Self in Rachel Cusk's A Life's Work
    5 juillet 2018
    Society and the media would have us believe that giving birth to a child and the first months of motherhood are the happiest moments in a woman’s life. In a controversial memoir about the birth of her first child, entitled A Life’s Work, Rachel Cusk shattered the myth of the blissful mother and the idyllic relationship with her first child, which attracted a lot of resentment from readers and reviewers, especially mothers. ‘I was only being honest’, she replied in a Guardian article in which she tried to make sense of all the hostile reviews which were published when her book came out. The outpour of vitriol, it seems to her, was a reaction to her betrayal of a well-kept secret: young mothers are not as happy as we would like to believe they are. Cusk’s memoir is an intensely personal account of an experience all mothers have shared, but which is almost never represented in literature: the young mother is stripped of her social self and enslaved to the survival of her baby, whose existence is at this stage in her life limited to bare life. The mother then, finds herself imprisoned in ‘a compound fenced off from the rest of the world’, with other mothers, midwives, doctors and social workers as her jailers, in a totalitarian world ruled by the ideology of parenting books. The mother needs to let go of her social self, of her ‘qualified political life’ to quote Agamben, and accept to reduce her activities to the bare necessities of her child’s wellbeing in the concentration camp that her own house has become. In this paper, I would like to show that by resorting mainly to images of imprisonment and authoritarianism, Cusk is tackling the representation of motherhood as the stripping of one’s social self and thus offers her readers a provocative reflection on the great unthought of literature: motherhood.

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Maître de conférences

Mis à jour le 15 février 2018