Interviews des VP Commission Recherche récemment nommées

Depuis la constitution de la nouvelle équipe présidentielle par Philippe Gervais-Lambony, notre université compte deux Vice-présidentes recherche.

Publié le 27 octobre 2020 Mis à jour le 24 mars 2021

Geneviève BERGONNIER-DUPUY est vice-présidente Commission Recherche (CR) statutaire et Véronique CHAMPEIL-DESPLATS, vice-présidente Commission Recherche (CR) déléguée. À l’occasion du lancement de la “Newsletter Recherche”, nous sommes allés les rencontrer. Dans cet entretien croisé, elles nous présentent les missions qui sont désormais les leurs et la vision qu’elles ont de leurs attributions.

L’équipe NewsLetter recherche : Bonjour mesdames, merci de nous recevoir malgré vos emplois du temps que l’on devine chargés ! Tout d’abord, pouvez-vous nous présenter quelques aspects marquants de votre parcours ?

Geneviève BERGONNIER-DUPUY : Après des études à l’université Paul Valéry de Montpellier puis à l’université Toulouse le Mirail, j’ai été recrutée en 1996 à l’université Paris Nanterre. Très vite, en début de carrière, j’ai eu l’opportunité de créer un “réseau international et pluridisciplinaire d’équipes de recherche” sur l’éducation, financé en tant que Plan Pluri Formation par le ministère en charge de la recherche et de l’enseignement supérieur. Pendant 8 ans, j’ai animé ce réseau de 11 équipes internationales (françaises, québécoises, belges) qui a permis de créer de l’interconnaissance entre chercheur·e·s, puis des opportunités de travail en commun autour de recherches communes. Cela m’a beaucoup appris, cela m’a permis de constituer un réseau personnel important. De plus l’implication de tous les participants de ce réseau a contribué – je crois – à mieux structurer le champ de recherche qui est le mien. Je fais partie du Centre de Recherches Education et Formation (CREF) que j’ai dirigé de 2011 à 2020 et je développe mes recherches au sein de l’équipe Éducation familiale et Interventions sociales auprès des familles. Nous travaillons d’une part, sur la compréhension des processus éducatifs et intrafamiliaux en lien avec l’expérience et le développement de l’enfant et de l’adolescent ; et d’autre part, sur les interventions sociales auprès des familles et les dispositifs de soutien à la parentalité et de suppléance familiale lorsque les familles ne peuvent pas s’occuper de leurs enfants ou ne peuvent pas s’en occuper aussi bien que cela serait souhaitable. J’ai été responsable de cette équipe de 2013 à 2020. Pendant 2 mandats, j’ai été également membre élu de la Commission Recherche. Lors de la dernière mandature, j’ai participé au Bureau de cette Commission, ce qui m’a beaucoup appris sur le fonctionnement institutionnel de la recherche au sein de notre université. Mais j’ai assuré aussi quelques autres responsabilités !

Véronique CHAMPEIL-DESPLATS : Une chose marquante est que je suis une enfant du cru ! Une Nanterroise et une Nanterrienne puisque j’ai habité et fait ma scolarité à Nanterre. Mon premier contact avec l’université de Nanterre s’est fait en 1986 alors que j’étais encore lycéenne et que nous étions en pleine grève contre la loi Devaquet. J’y suis entrée ensuite en 1988, j’ai fait toutes mes études ici : des études de droit et de philosophie. À l’époque, il n’y avait pas encore de double licence donc j’ai fait les deux parallèlement. Puis j’ai été docteure et maître de conférence ici. Ensuite, je suis partie pendant 4 années, après l’agrégation de droit. Je suis revenue en 2006 et j’ai eu de nombreuses fonctions : de la direction de centre de recherches, sans secrétariat (Geneviève BERGONNIER-DUPUY : “Moi non-plus, je dois le dire !”), à la direction de Masters et de diplômes. J’ai été chargée des relations internationales avec les pays hispanophones pour l’UFR. Et puis j’ai été co-directrice de l’Ecole Doctorale 141 “Droit et science politique”. J’ai participé il y a quelques temps à ce qui s’appelait à l’époque le “Conseil Scientifique” (NDLR : ancienne appellation de la “Commission Recherche”). Aujourd’hui je me voilà Vice -présidente déléguée à la Recherche. De façon rétrospective, cela peut sembler s’inscrire dans une parfaite droite ligne. Toutefois, quand on le vit au jour le jour, rien n’est prédéterminé, loin de là. Je ne pensais pas du tout me retrouver dans ce bureau, avec cette fonction il y a encore 1 an en me rasant devant ma glace ! Évidemment mon parcours montre que j’ai un attachement profond à Nanterre, à cette université notamment pour une raison qu’on évoquait au préalable (NDLR : lors des échanges préliminaires non retranscrits ici). Je pense très sincèrement que la vie universitaire et intellectuelle se fait dans et par la pluralité des pensées et des institutions. Pour moi une université comme Nanterre, proche de Paris, est très importante, non pas pour faire concurrence à Paris, mais pour porter des voix différentes en terme de recherche.

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L’équipe NewsLetter recherche :
La nomination de deux Vice-présidentes Recherche est une nouveauté. Pouvez-vous nous expliquer les raisons de ce choix ?

Véronique CHAMPEIL-DESPLATS : Ce n’est pas une nouveauté. Ce n’était pas le cas lors de la précédente présidence, mais il y a déjà eu des précédents.

Geneviève BERGONNIER-DUPUY :
J’ai une façon de penser, de réfléchir et de construire : j’ai l’habitude de travailler en collaboration, au sein d’un collectif que ce soit pour les projets de recherche ou pour l’organisation matérielle d’un colloque par exemple. C’est une façon d’aborder aussi la vie ! Je trouve que l’on travaille beaucoup mieux comme ça. Nous avons commencé à nous répartir les choses et nous nous ajustons au fur et à mesure de la découverte de l’ensemble de notre périmètre de travail. Mais, nous pensons qu’il est important de travailler en binôme. Et ce d’autant plus lorsque l’on exerce des postes à fortes responsabilités et pour lesquels les pouvoirs de décision sont importants. Nous devons réfléchir et décider rapidement sur de multiples dossiers. Hier, par exemple, nous étions avec Camille DEBRAS (Vice-présidente déléguée Europe) et Sonia LEHMAN FRISCH (Vice-présidente déléguée Relations internationales) pour travailler sur les questions d’appels à projets internationaux et sur le programme EDUC SHARE. Nous essayons de mettre toutes nos compétences en commun pour, je l’espère, être plus efficaces. 

Geneviève BERGONNIER-DUPUY (à gauche) et Véronique CHAMPEIL-DESPLATS (à droite)
Geneviève BERGONNIER-DUPUY (à gauche) et Véronique CHAMPEIL-DESPLATS (à droite)


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L’équ
ipe NewsLetter recherche : Que seront vos missions respectives et vos points de convergence ? 

Véronique CHAMPEIL-DESPLATS : Geneviève a l’ensemble des compétences, et moi j’ai des compétences d’attributions. Ces compétences d’attributions sont pour une part liées aux activités que j’avais auparavant, notamment le champ des études doctorales. Je suis chargée également des thématiques liées à la diffusion de la recherche, des liens avec la COMUE Paris Lumières, des liens avec Campus Condorcet et tous les acteurs et partenaires qui y sont associés. Je suis également en charge du suivi de la LPR (NDLR : ex-LPPR Projet de loi de programmation pluriannuelle de la recherche, plus d'infos sur le site du MESRI) (suivi des travaux parlementaires, des propositions d’amendements adressés aux élus avec lesquels on travaille) et si elle est adoptée je serai aussi en charge du suivi de son application. Geneviève et moi travaillons également avec les collègues des relations internationales sur les programmes de recherche qui ont une dimension internationale et européenne. Je voulais peut-être ajouter une chose sur la question du travail en binôme qui s’est imposé à nous pour des raisons qui nous sont plutôt personnelles – Geneviève l’a très bien expliqué. Partager donne davantage de temps pour traiter chacun des dossiers. Car l’une des choses qui nous tient à coeur et qui faisait partie du programme de Philippe Gervais-Lambony, c’est de résoudre les difficultés – il y en a un certain nombre en terme d’organisation – et de répondre de façon réactive. Et il est vrai que, pour le moment, j’ai l’impression, même si nous avons beaucoup de choses en cours et que l’on saute parfois du coq à l’âne, d’arriver à remplir cette mission. Nous n’aurions pas cette réactivité si l’on devait avancer seule. J’ai donc l'impression de “ne pas tout survoler”.

Geneviève BERGONNIER-DUPUY : C’est l’idée effectivement d’être présentes quand il y a des demandes de collègues ; mais c’est aussi se dire que l’on aura du temps pour penser et construire des projets.

Véronique CHAMPEIL-DESPLATS : Oui, répondre aux collègues, aux besoins, et il y en a beaucoup, et avoir le temps pour développer nos actions.

Geneviève BERGONNIER-DUPUY vice-présidente Commission Recherche (CR) statutaire
Geneviève BERGONNIER-DUPUY vice-présidente Commission Recherche (CR) statutaire


Geneviève BERGONNIER-DUPUY : Effectivement, je suis la Vice-présidente statutaire. Je préside la Commission Recherche. Je suis centrée sur les relations avec les unités de recherche ; je suis également présente dans le cadre du LABEX “Les passés dans le présent”, l’EUR HED (Hautes études en démographie, ex REDPOP) et je suis chargée des relations avec la MSH Mondes. Nous travaillons en étroite collaboration avec les collègues de la Direction de la Recherche et des Etudes Doctorales (DRED). C’est indispensable. Nous sommes véritablement à un moment où les pratiques de recherche évoluent beaucoup, quelle que soit la discipline. Véronique travaille effectivement sur la diffusion et la valorisation de la recherche. Pour ma part, je concentre mon attention sur l’évolution des problématiques liées à la construction des connaissances : l’éthique de la recherche – question à laquelle je suis sensible depuis très longtemps – , l’intégrité scientifique et le RGPD, les bases de données, le plan de gestion de données... Et nous saisissons pleinement les enjeux liés à la science ouverte. Enfin, Véronique a parlé de l’international, mais nous allons nous préoccuper aussi des liens avec le territoire et de fait, du travail en collaboration avec la Fondation ; et ça c’est quelque chose que l’on aura à faire ensemble. Travailler sur la transmission et la diffusion des connaissances scientifiques au sein de la société civile, mais aussi à l’inverse, tirer profit des opportunités issues d’autres champs professionnels, voire penser la co-construction des connaissances avec d’autres, par exemple avec nos partenaires de la COMUE Paris Lumières, mais pas seulement.

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L’équipe NewsLetter recherche : Comment se conçoit et se construit la stratégie de recherche au sein d’un établissement ? Quel est votre premier chantier ?

Geneviève BERGONNIER-DUPUY : C’est une question complexe ! Nous ne souhaitons pas imposer “d’en haut”, de “but en blanc” – si l’on peut dire – la direction vers laquelle nous devons aller. Notre premier chantier c’est d’aller rencontrer les 43 unités de recherche ; d’aller rencontrer les collègues là où elles/ils travaillent, pour essayer de comprendre ce qu’elles/ils font et comment elles/ ils le font – parce que Véronique est juriste, moi je suis psychologue en sciences de l’éducation – donc si nous connaissons un certain nombre de choses, nous en ignorons aussi beaucoup ! Il nous faut avoir, à la fois une vision du particulier et du général pour envisager la pérennité, le changement et la construction de projets communs, qui ne viennent pas d’en haut, mais fédèrent, autant que faire se peut, notre communauté de chercheur·e·s. 


Véronique CHAMPEIL-DESPLATS : En effet, comme le dit Geneviève, d’abord, il s’agit d’avoir une vision générale de ce qui se fait en matière de recherche. Cela consiste à comprendre comment travaillent les équipes ; de faire plutôt du “bottom-up”... Laisser les équipes développer leurs projets, intervenir en soutien et en appui de leurs demandes. Cette approche nous semble préférable à une stratégie totalement préétablie.

Geneviève BERGONNIER-DUPUY : Mais cela ne veut pas dire que l’on ne va pas développer une stratégie d'établissement en matière de recherche ! Nous allons aussi travailler à dégager une cartographie des thématiques de recherche. On souhaite mettre en exergue les axes actuels de recherche, ce qui fait la force, les forces, de l’université Paris Nanterre. Cette cartographie sera à l’usage de tous et toutes. On voudrait que ce soit très très ouvert, pour que les uns et les autres puissent se découvrir, se rencontrer et peut-être travailler ensemble.

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L’équipe NewsLetter recherche :
En complément de cet important travail, quels autres projets vous tiennent à coeur ?

Geneviève BERGONNIER-DUPUY : Finalement, il s’agit de faire en sorte que chaque chercheur·e, chaque unité (autant que faire se peut, dans un monde universitaire en difficulté) puisse avoir un minimum d’aide et de soutien de l’université. Dans un premier temps, il faut, par exemple, faire un état des lieux des personnels d’appui de la recherche et faire en sorte que toutes les unités en bénéficient suffisamment. Il nous faut également examiner la répartition des locaux pour essayer de pallier les difficultés éventuelles que peuvent rencontrer les unités de recherche. Certes, cela se fera dans un contexte contraint car nous sommes soumis à des limites budgétaires fortes, mais nous voulons essayer de faire en sorte qu’il y ait une équité dans l’aide apportée aux unités. Et peut-être un autre point, en lien avec l’ADN de Nanterre, c’est permettre l'émergence DES excellences en recherche (c’était présent dans le programme de campagne de Philippe Gervais-Lambony). Les chercheur·e·s nanterrois·e·s sont très bons et il faut rendre visibles toutes les excellences. Cela réfère bien entendu aux succès dans le cadre des réponses à des appels à projets nationaux et européens, mais c’est aussi à la forte capacité des unités de recherche de Nanterre à obtenir des financements d’entreprises, de fondations, d’associations... C’est cela AUSSI qui fait l’excellence de la recherche, notre capacité à relier nos activités de recherche aux enjeux sociétaux passés, présents, futurs et aux problématiques émergentes de la vie des personnes, des groupes et de la société civile.

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L’équipe NewsLetter recherche :
De manière plus personnelle, comment vos disciplines d’origine nourrissent-elles vos missions et votre prise de fonction ?

Véronique CHAMPEIL-DESPLATS : Une chose est certaine dans la façon dont nous avons voulu nous répartir les fonctions : je travaille sur les points qui ont un impact juridique. Sur la LPPR par exemple, même si la loi parle à tous les chercheurs, certains éléments sont plus techniques et présentent une dimension juridique. Je mets ma compétence et ma formation au service de ce type travail ; de même pour le développement des webTV : j’ai travaillé les questions de droits d’auteurs, de diffusion, les droits de captation, etc. avec le service juridique qui fournit un gros travail de finalisation technique du projet. Pour le sujet des doctorats, c’est moins ma formation initiale que mes précédentes fonctions qui m’ont conduit à m’investir dans ce domaine-là. Nous sommes plusieurs juristes dans l’équipe, ce qui est d’ailleurs est assez nouveau. Il y en a toujours eu un, mais là nous sommes trois ! Je pense que cela peut être aussi une bonne chose en terme de diversité des compétences parce qu’aujourd’hui l’aspect juridique est particulièrement important. Je pense également que parfois, notre formation juridique peut faire gagner un peu de temps à l’équipe en apportant d’emblée un éclairage sur ce qu’il est possible ou pas possible de faire.

Véronique CHAMPEIL-DESPLATS - vice-présidente Commission Recherche (CR) déléguée
Véronique CHAMPEIL-DESPLATS - vice-présidente Commission Recherche (CR) déléguée


Geneviève BERGONNIER-DUPUY : De mon côté, je suis psychologue de formation mais j’ai tout de suite été recrutée en sciences de l'éducation, discipline par essence pluridisciplinaire. Dès le début de ma carrière d’enseignante-chercheure, je me suis confrontée à cette pluridisciplinarité et j’ai appris à travailler avec des personnes qui n’ont pas forcément le même point de vue disciplinaire que moi, qui n’utilisent pas forcément les même démarches de recherche ! Ça fait des années que je travaille – aussi sur moi-même finalement – pour entendre, comprendre et prendre en compte le point de vue “de l’autre”. J’ai construit peu à peu cette expérience qui pourrait bien me servir en tant que Vice-présidente chargée de la recherche. En lien avec ce que je viens de dire, un deuxième point concerne mon expérience des recherches collectives de terrain et de l’utilisation croisée de démarches quantitatives et qualitatives (allant jusqu’aux démarches de recherche action ou participatives). 

Véronique CHAMPEIL-DESPLATS : Ma double formation droit-philosophie – moins sur le fond que sous cet angle pluridisciplinaire – me permet aussi de saisir très concrètement comment les chercheur·e·s travaillent dans leur discipline car qu’il n’y a pas UN modèle de recherche, UN modèle qui serait meilleur que l’autre. Selon les disciplines, certain·e·s chercheur·e·s travaillent en équipe, d’autres travaillent plutôt individuellement, d’autres encore travaillent sur les textes (c’est un des points communs entre les philosophes et les juristes par exemple), enfin, d’autres travaillent sur les personnes. L’Université Paris Nanterre comprend beaucoup de sciences humaines mais aussi des sciences et techniques, des matheux ; il y a aussi des personnes qui travaillent sur les oiseaux comme notre directeur du collège doctoral. On a donc des terrains, des façons de faire très différentes. Le fait d’avoir eu une double formation et bénéficié d’une approche pluridisciplinaire permet aussi de comprendre comment chacune des équipes de recherche va construire des programmes différents. Et il n’y a pas de hiérarchisation à faire entre elles.

Geneviève BERGONNIER-DUPUY : Ce point est très important : soutenir la diversité des démarches de recherche. Il n’y a pas qu’une façon de faire de la recherche, c’est impossible. Et donc quand nous parlions tout à l’heure “d’excellence”, cela signifie que nous ne sommes pas effectivement dans une hiérarchisation des formes, “telle forme est scientifique, telle autre ne l’est pas” : non, il y a de bon.ne.s chercheur·e·s, quelle que soit la démarche, il suffit qu’elle soit adaptée à l’objet. 

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L’équipe NewsLetter recherche : Quels sont les aspects qui font que vous êtes particulièrement attachées à l’université Paris Nanterre ?

Geneviève BERGONNIER-DUPUY : En 1996, j’étais vraiment ravie d’arriver dans notre université parce qu’il y avait l’histoire de Nanterre, reliée à des valeurs et des idées. C’est ce que je pressentais, parce qu’en fait, je connaissais trop peu de choses. Cela fait maintenant longtemps que je travaille dans notre université, ce n’est pas rien ! Aujourd’hui, l’université Paris Nanterre, c’est MON université et celle de mes étudiant·e·s qui y viennent encore “parce que c’est Nanterre”, un lieu où l’on apprend à penser rigoureusement et librement.

Véronique CHAMPEIL-DESPLATS : J’ai été formée à Nanterre, je dois à Nanterre ce que je suis devenue, donc je lui rends ! C'est mon attachement. Je suis attachée au fait qu’il y ait une pluralité, une diversité de lieux de pensée et de recherche. C’est la raison pour laquelle il y a un rôle particulier, me semble-t-il, de l’Université Paris Nanterre dans la géographie universitaire parisienne et d’Île-de-France. Je tiens à cette diversité et cette pluralité d’offre de recherche et production scientifique.

Mis à jour le 24 mars 2021