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Comment la musique est devenue "romantique", de Rousseau à Berlioz

Emmanuel Reibel

Publié le 28 novembre 2013 Mis à jour le 28 novembre 2013

Paris, Fayard 2013, 463 p. 25 €

Comment la littérature est devenue

Comment la littérature est devenue "romantique" (2013)


Comment le mot « romantique », qui possédait au XVIIIe siècle une connotation visuelle (renvoyant à la dimension pittoresque des jardins à l’anglaise) et un sens poétique (lié aux romans de chevalerie médiévale) a-t-il pu progressivement qualifier des objets musicaux ? C’est pour répondre à cette question qu’Emmanuel Reibel, en traquant les termes « romantique » et « romantisme » dans des partitions, des traités théoriques, des correspondances de musiciens et des textes littéraires, ne considère plus le romantisme comme une période, comme un style ou comme une mystérieuse essence déterminant les œuvres, mais comme un simple mot, polémique et contradictoire, témoignant d’une nouvelle façon d’entendre la musique. De Rousseau à Berlioz en passant par le style « troubadour », la mode ossianique, l’engouement pour les musiques populaires comme le « ranz des vaches », le rossinisme ou l’école « fantastique », cet essai explore alors les mutations picturales, mémorielles, nationales et idéologiques impliquées par la « romantisation » de la musique.

Maître de conférences à l’université de Paris-Ouest Nanterre, Emmanuel Reibel est l’auteur de Fascinations parisiennes (Les musiciens romantiques) (Fayard, 2003) et de Faust, la musique au défi du mythe (Fayard, 2008)
 


Mis à jour le 28 novembre 2013