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Communiqué : Motion adoptée au Conseil d'Administration du 10 septembre 2018

Publié le 11 septembre 2018 Mis à jour le 11 septembre 2018

Le conseil d’administration, après avoir reçu une délégation d’étudiants et d’étudiantes n’ayant actuellement pas de proposition d’admission au sein de l’université, tient à rappeler les efforts importants effectués par l’établissement pour assurer le meilleur accueil du plus grand nombre d’étudiant.es, dans la mesure de ses possibilités.

Tout d’abord, les capacités d’accueil en première année de licence ont été augmentées à un niveau sans doute sans équivalent en France (871 places en plus par rapport à la rentrée précédente). La plupart des places sont d’ores et déjà pourvues (6449 sur 6583), les filières sous tension (Eco-gestion, STAPS, Psychologie, Sciences de l’éducation, AES, Droit, notamment) ayant même inscrit des candidat.es en surappel (surbooking).
Ensuite, l’université montre un engagement particulièrement fort en faveur de l’accompagnement des étudiant.es de L1 : mise en place de directeurs d’étude dès cette année, inscription de plus de 1500 étudiants en « oui si » — soit la proportion par rapport aux inscrits vraisemblablement la plus haute au plan national.

Enfin, comme les années précédentes, des commissions d’examen des cas particuliers d’étudiant.es sans admission au sein de notre université, tous niveaux confondus, sont organisées, sous l’égide du vice-président CFVU s’appuyant sur la Direction des études et de la scolarité, sur la base de dossiers déposés et défendus par des organisations représentatives étudiantes élues dans les conseils.

Dans ce cadre, si le conseil d’administration comprend le désarroi de certains étudiant.es en difficulté, il condamne avec la plus grande fermeté les nouvelles dégradations perpétrées sur le campus, en particulier les tags incitant à la haine et comportant des attaques ad hominem, de même que les intrusions violentes et les propos déplacés dans diverses réunions. Ces actions sont inacceptables, coûteuses et contreproductives.

Les divergences de point de vue ont bien sûr leur place dans l’université, à condition qu’elles s’expriment de façon pacifique et constructive, notamment dans le respect de la Charte du savoir-vivre ensemble laquelle précise :

• « L'exercice de la liberté d'expression doit être respectueuse d'autrui et être exempte de tout abus relevant de la diffamation et de l'injure (outrance, mépris, invective). Elle ne saurait porter atteinte aux différentes missions de l'Université. »
• « Chacun-e doit travailler dans un esprit de respect mutuel excluant toute forme de harcèlement moral ou sexuel, de menaces, de violences physiques ou verbales, et toute autre forme de domination ou d’exclusion. Chacun-e doit respecter l'environnement de travail sur l'ensemble des sites de l'Université. Le respect des règles d'hygiène et de sécurité et la recherche d'un développement durable sur le campus garantissent un environnement respectueux du bien-être de chacun-e. Les tags, graffitis, affichages sauvages et jets de détritus constituent une dégradation volontaire de l'environnement de travail et sont prohibés. »

Le Conseil d’administration demande enfin que le ministère amplifie encore l’accompagnement financier d’une université comme la nôtre, afin qu’elle puisse jouer pleinement son rôle de service public de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Adopté à la majorité (20 pour, 2 contre, 5 abstentions)
 

Mis à jour le 11 septembre 2018