• Exposition,

Le street art s'installe à l'Université !

Publié le 8 décembre 2017 Mis à jour le 22 juin 2018

A l’occasion des 50 ans de l’année 68, l’Université Paris Nanterre à travers sa fondation met en œuvre un projet d’éducation artistique et culturelle autour du Street Art : "Sous le street art, le Louvre 1968 - 2018". En partenariat avec le musée du Louvre, 7 Street artistes ont revisité les œuvres du Louvre sur les murs du campus. N'hésitez pas à venir découvrir leur travail !

Le Street art, si présent dans nos rues aujourd’hui, est né du mouvement contestataire de mai 68, véritable laboratoire de création artistique (collages, pochoirs, tags) mêlant slogans et images percutantes. Venez découvrir sur les murs de l’université les huit œuvres réalisées par la jeune génération du street art français (C215, Kouka, Madame, Levalet, Les Monkey Bird, Roti et Andrea Ravo Mattoni) qui réinterprètent des œuvres célèbres.




C215
bâtiment Pierre Grappin (B)


«J'aime montrer les choses et les gens que la société vise à garder cachés : les sans-abri, les fumeurs, les enfants des rues, les amateurs de banc par exemple. »



Réalisée au pochoir, l’œuvre de C215 est une alchimie mêlant le trait et la couleur dans une trame élaborée qui insuffle une grande présence à ses sujets.
+ d'infos sur C215
-------------------------------------------------------

Andrea Ravo Mattoni
bâtiment Pierre Grappin (B)


Andrea Ravo Mattoni, nourri de culture classique, s’ingénie à faire sortir le patrimoine des musées dans la rue.



Il crée des images dialectiques qui mettent en tension le sens de la beauté tout apollinien du chef-d’œuvre et la perturbation dionysiaque de son déplacement dans le paysage urbain.
+ d'infos sur Andrea Ravo Mattoni

-------------------------------------------------------

Roti
bâtiment Pierre Grappin (B)


Pierre-Amir Sassone, alias Rôti, joue sur les rythmes différents du Street Art, tout en rapidité et décharge d’adrénaline et du lent travail du sculpteur qui taille la pierre sur le long temps.



Son éloge de la main qui renvoie au texte éponyme de Focillon dit tout cela à la fois : élan et virtuosité, d’une part, méthode et vision, d’autre part.
Artiste aux talents mulitples, il manie avec la même dextérité ciseau, crayon, poinçon…

+ d'infos sur Roti

-------------------------------------------------------

Madame
bâtiment Bianka et René Zazzo (C)



« Il s'agit ici de proposer au "spectateur" une image à interprétation multiple, une porte ouverte vers un ailleurs. »




L’œuvre de Madame, composé d’un assemblage de détails prélevés dans des images anciennes, est empreint de mélancolie mais aussi d’humour où le texte tient un rôle déterminant.
Ses collages dans la rue sont l’extension monumentale d’œuvres-objets à l’élaboration raffinée et savante convoquant de multiples univers.

+ d'infos sur Madame

-------------------------------------------------------

Levalet
bâtiment Simone Veil (F)


« La rue est un espace qui me permet avant tout de travailler librement »



L'œuvre de Charles Leval, alias Levalet, est avant tout un travail de dessin et d'installation. Ses pièces uniques, peintes, découpées puis collées, s’insèrent dans un contexte urbain pour apostropher le passant et lui raconter une histoire.
Ces silhouettes, à échelle humaine et construites selon un angle de vue déterminé, se déploient dans des situations frôlant souvent l'absurde.

+ d'infos sur Levalet

-------------------------------------------------------

Monkey Bird

bâtiment Charlotte Delbo (BSL)


Un géant aux pieds d’argile… les icônes du musée du Louvre dureront-elles toujours ? Les civilisations se savent-elles mortelles ?



Monkey Bird est né de l’association de deux artistes français, Louis Boidron et Edouard Egea, portant jusque dans leur nom l’hybridité qu’ils pratiquent dans leur art.
Souvent monumental, il conserve la minutie d’un travail précis et virtuose qui puise souvent son inspiration dans les enluminures, l’ornementation architecturale et les estampes japonaises…
+ d'infos sur Monkey Bird

-------------------------------------------------------

Kouka
bâtiment Maurice Allais (G)


« J’aime les supports qui ont une histoire et qui impliquent des contraintes. Cela me rappelle la rue ».



Kouka, artiste franco-congolais, s’amuse à renverse le cliché de sauvagerie souvent associé à l’art « urbain ». Il revendique un style brut et expressionniste, révélant une vision engagée du Street Art qui s’enracine avec les idéaux de mai 68.
Se questionnant sur ses origines, dans ses peintures réalisées au rouleau, Kouka développe ses thèmes autour de l'identité et y ajoute parfois ses "écritures ».


Mis à jour le 22 juin 2018