Les Presses universitaires de Paris Nanterre en quelques points

Publié le 17 mai 2017 Mis à jour le 22 mai 2017

Découvrez dès à présent l'interview autour des Presses universitaires de Paris Nanterre !

Depuis quand les Presses de Paris Nanterre existent elles et quelles sont leurs missions ?

Les premières réflexions sur l’opportunité de créer une structure éditoriale dans notre université ont commencé en 2004 à l’initiative du Vice Président Recherche, de deux enseignants chercheurs et du Service Administratif de la Recherche (le SAR, devenu aujourd’hui la Direction de la Recherche et des Etudes Doctorales, DRED). Les Presses sont véritablement nées en 2006, lorsque nous avons signé notre partenariat avec notre premier diffuseur-distributeur.
Les Presses sont un outil de diffusion et de promotion de la recherche ; elles ont pour vocation d’éditer les travaux des chercheurs de l’université mais aussi celles de chercheurs extérieurs. Notre catalogue est organisé autour de grandes thématiques et compte aujourd’hui près de 170 ouvrages (essais, monographies et ouvrages collectifs), ce qui est assez conséquent pour une structure aussi jeune. Nous publions entre 25 et 30 ouvrages par an. En outre, la structure éditoriale est impliquée dans la formation des étudiants de l’université Paris Nanterre à travers des enseignements spécifiques et des formations professionnalisantes (Master CORED - Conception et Rédaction Éditoriales) et des collections dédiées.

Comment sont sélectionnés les manuscrits ?

La sélection des textes s’opère en fonction de l’originalité des approches et des sujets proposés avec la volonté de croiser et faire dialoguer les disciplines. Dans un premier temps, les manuscrits sont soumis aux Directeurs des collections qui évaluent leur qualité scientifique et qui décident de l’opportunité de leur publication. Puis un rapport de lecture détaillé est effectué par l’un des membres du Comité scientifique de la collection. Enfin, les demandes sont examinées par la Commission des publications qui se réuni 3 fois par an. Cette commission est composée de 9 membres de la Commission Recherche. Elle examine donc les évaluations réalisées par les rapporteurs, elle arrête les propositions d’attribution des crédits d’aide à publication qu’elle soumet à l’approbation de la Commission Recherche siégeant en formation plénière.

Quelle est la politique éditoriale des Presses ?

Le livre et l’écriture sont au cœur de la recherche et de l’excellence en sciences humaines – ou du moins d’une grande majorité des disciplines de sciences humaines. Mais éditer des ouvrages pour qu’ils restent dans des cartons, cela n’a pas de sens ! La visibilité et la valorisation sont donc des enjeux fondamentaux. Nos ouvrages papier sont diffusés et distribués par la FMSH, ils sont également disponibles sur le site du comptoir des Presses d’université. En parallèle à nos productions d’ouvrages scientifiques « classiques », nous avons créé 4 collections de poche destinées à un plus large public et/ou à des sujets d’actualité. La question de la diffusion est cruciale pour les auteurs bien entendu, mais aussi pour les établissements et in fine pour les lecteurs qui sont aussi en demande d’ouvrages de fond. Nos livres ne s’adressent pas seulement aux universitaires et aux spécialistes, ils intéressent tous les publics désireux de comprendre la complexité croissante de nos sociétés et du monde qui nous entoure.
L’autre axe majeur de notre politique éditoriale concerne la question des supports et de l’Open Access. Dès 2011, nous avons mené une profonde réflexion sur l’articulation de la chaîne du livre « traditionnelle » et payante avec l’Open Access donnant libre accès aux résultats de la recherche. En 2012, nous sommes devenus partenaires du Cléo (Centre pour l'édition électronique ouverte) ; nous faisons partie du groupe pilote des éditeurs pour le développement d’Open Edition (Open Edition Books et Revues.org) et de son « Consortium des Editeurs » qui réfléchit au développement des éditions scientifiques électroniques. La numérisation peut se faire après la sortie papier, parfois simultanément, la mise en ligne peut être proposée aussi comme unique support. Un fois en ligne les ouvrages sont disponibles selon le modèle freemium : format HTML des ouvrages et des articles en Open Access (donc gratuits), les PDF et abonnements bibliothèques en accès payant.

Au-delà de la diffusion et de la distribution des ouvrages, comment les Presses valorisent-elles leur production ?

Pendant 4 ans nous avons participé au Salon du Livre de Paris. En 2017 nous y avons renoncé car comme une grande partie des éditeurs scientifiques nous n’étions pas satisfaits de l’emplacement du square « Savoir et connaissance » qui nous accueillait. Nous participons à la Foire du livre de Bruxelles, cette année nous avons fait « stand commun » avec notre diffuseur la FMSH. Depuis plusieurs années, nos livres sont également présentés au salon du livre et de la revue d’art de Fontainebleau. Nous essayons également d’organiser des événements dans des lieux prestigieux ; l’année dernière par exemple, nous avons organisé une signature à la librairie du Louvre avec l’auteur et l’illustrateur qui ont travaillé aux premières parutions de nos collections « Fictions » et « Idées ».
En interne, nous avons organisé une série de conférences qui ont donné lieu à la publication d’ouvrages (collection « Essais et conférences ») ; nous travaillons également avec la bibliothèque de l’université pour organiser des conférences avec nos auteurs.

Les Presses travaillent-elles avec d’autres éditeurs et/ou d’autres partenaires institutionnels ?

Oui tout à fait. Nous essayons toujours de tisser de nouveaux liens afin d’enrichir notre catalogue. C’est le cas avec nos partenaires de la ComUE par exemple : nous avons mis en place un partenariat de coédition avec l’INSHEA ; nous sommes également très heureux de travailler à un projet de collection dédié aux travaux du Collège International de philosophie. Nous travaillons également avec le Labex « Les passées dans le présent » (2 ouvrages sont à paraître) ; nous avons également crée une collection dédiée à la MAE. Nous sommes aussi en lien avec des éditeurs étrangers (Italie, Chine, Angleterre) privés et institutionnels pour l’acquisition et la cession des droits pour des projets de traduction.

Le(s) mot(s) de la fin ?

La diffusion des savoirs est un enjeu stratégique aujourd’hui. Dans un contexte où la concurrence entre les établissements est forte et où les éditeurs privés tendent à réduire leur implication dans la production des « ouvrages savants », les Presses de Paris Nanterre participent au rayonnement de notre université. L’ensemble de nos missions, de notre savoir-faire éditorial, de nos choix stratégiques et technologiques, sont au service des enseignants chercheurs et des nouvelles formes de mise à disposition de la connaissance.

Mis à jour le 22 mai 2017