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Le sport barbare. Critique d'un fléau mondial

Publié le 27 janvier 2009 Mis à jour le 12 mai 2017

Auteur : Marc Perelman. Editions Michalon (Essai)

Le sport, en quelques années, est devenu le plus grand phénomène de masse mondial du XXe siècle, sans doute la nouvelle et vraie religion du XXIe. Le sport tire toujours sa grande et sa principale force d'une adhésion planétaire, une adhésion de tous ; le sport mobilise d'immenses masses coagulées dans les stades ou solidifiées devant les écrans de télévision (au foyer ou sur les places des grandes villes), des masses qui se déversent ensuite et se vaporisent dans les rues des villes pour fêter la victoire, leur victoire. Par le biais de ses structures locale, nationale, internationale, le sport s'est donc élevé à la hauteur d'un pouvoir mondial au sens d'une autorité qui tend à couvrir, surplomber et pénétrer toutes les activités d'une société en proie au plus grand désarroi. Le sport s'est constitué comme le fer de lance d'une armée en ordre de bataille vis-à-vis de laquelle, curieusement, ceux qu'il méduse sont écrasés par lui. Rouleau compresseur de la modernité décadente, le sport lamine tout sur son passage et devient le seul projet d'une société sans projet.

Marc Perelman est né en 1953. Architecte de formation, il a soutenu une thèse de philosophie sur les rapports entre le corps et l'architecture. Il est professeur d'esthétique à l'Université Paris Nanterre.

Mis à jour le 12 mai 2017