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Revue "Opus" n°4 - Appel à contributions

Publié le 23 novembre 2017 Mis à jour le 18 décembre 2017

La revue "Opus" des étudiants du master Humanités et Industries Créatives, parcours "Conception et rédaction éditoriales" de l’université de Paris Nanterre, lance un appel à contributions sur l’étude des corrélations entre la littérature et l’architecture en s’intéressant aux pratiques de projet, de construction et de réception.

Date(s)
Date limite de candidature : 06 janvier 2018
UNIVERSITÉ PARIS NANTERRE

Revue Opus n° 4

Littérature et architecture : « pratiques croisées »

La revue Opus des étudiants du master Humanités et Industries Créatives, parcours Conception et rédaction éditoriales de l’université de Paris Nanterre, lance un appel à contributions sur l’étude des corrélations entre la littérature et l’architecture en s’intéressant aux pratiques de projet, de construction et de réception.

Projeter
Etymologiquement, projeter signifie « jeter quelque chose vers l’avant ». L’écrivain comme l’architecte élaborent leur(s) projet(s) en partant d’un « quelque chose » qui leur est propre, d’une nécessité, d’une ambition. Généralement, le point de départ d’un projet provient d’un désir, d’une idée, d’un savoir-faire personnel ou encore d’une commande, d’un programme qui leur sont imposés.
Dans quelle mesure, les « ébauches », les premiers écrits des architectes (correspondances, carnets, écrits autobiographiques…), les dossiers préparatoires des écrivains qui mettent en scène l’architecture et l’espace permettent-ils de rendre compte du processus d’élaboration d’un projet, de l’intention d’un « je » auteur, énonciateur qui amorce le processus de la création littéraire et architecturale ? Les dossiers d’un préparatoire, les textes (auto)biographiques comportent de nombreux documents dessinés, écrits ou modélisés. Comment ces paramètres s’ordonnent-ils ? Quel est leur impact sur la nature du projet, (sa forme, ses fonctions…), ses usages, sa perception, ses effets (esthétiques…) ?
Le travail préparatoire qu’impose un projet comporte la prise en compte des contraintes qu’induisent le projet (contraintes météorologiques, temporelles, techniques, financières...) afin de bâtir un ensemble cohérent, chargé de valeurs (historiques, politiques sociales, culturelles…), où le tout est la résultante de chacune des parties du bâti. L’œuvre architecturale, l’œuvre littéraire, n’échappent-t-elles pas ainsi à toute tentative de réduction à un usage fonctionnel tant la question de son ordonnancement dans l’espace et le temps est un des paramètres essentiels de la poétique de l’œuvre ?

Construire
L’architecture constitue non seulement une métaphore de la fabrication de l’œuvre mais du point de vue de sa structuration renvoie à un savoir-faire commun à l’écrivain et à l’architecte. « En tant qu’écrivain, je n’ai rêvé que constructions » affirme Paul Valéry (Ego scriptor, 1935). On étudiera le processus d’assemblage des éléments constitutifs du texte et du bâti à travers l’idéal de perfection formaliste nécessaire à la solidité de l’ensemble. Le montage des éléments, leur combinaison, n’est pas toujours harmonieux. On s’intéressera à l’expérience de l’échec, au travail du négatif en architecture et en littérature, aux effets de tension, de dysharmonie dans la composition. La structure est souvent agrémentée de détails, d’ornements, ou les rejette délibérément (A. Loos, Ornement et crime, 1909) favorisant l’avènement de la modernité en architecture et dans l’écriture (typographie). Quels rôles jouent les ornements dans la construction du bâti ? Leur juxtaposition crée un effet de rythme définissant une écriture architecturale dont témoignent la déclinaison de ses formes symboliques. Leur refus témoignent-ils d’une réduction essentialiste de l’architecture libérée de ses fonctions (utilitaires et/ou esthétiques) ? Quelles en sont les conséquences ? Dans quelle mesure constate-t-on un processus semblable dans l’avènement de la littérature contemporaine ?

Accueillir
L’architecte et l’écrivain créent une structure qu’ils n’habitent pas. Ce faisant, ils sont dépossédés de leur travail pour le laisser à l’appréciation des autres. Qu’est-ce que faire l’expérience d’une architecture ? En quoi est-elle semblable à celle que l’on peut faire d’un texte ? Comment les écrivains s’emparent-ils de l’architecture ? Quelle place accordent-ils à l’usage de l’espace bâti à sa perception ontologique, esthétique ? Dans quelle mesure subit-on l’architecture ? La critique architecturale constitue un autre mode d’appréciation et de réception l’architecture. On s’attachera à en décrire les modalités et les enjeux en prenant en compte la transformation de la réception d’une œuvre.

Les propositions de contribution (3000 signes environ) accompagnées d’une brève notice biographique, sont à envoyer par courriel avant le 6 janvier 2018, à l’adresse suivante : pierre.hyppolite@parisnanterre.fr

Elles seront examinées par les étudiants du master Cored (Humanités et Industries Créatives).

Les réponses seront transmises fin janvier 2018 ; les articles (texte et images) seront transmis courant mai 2018. Le numéro 3 de la revue Opus sera édité par les Presses de l’Université de Paris Nanterre en mai 2019.

Rendez-vous sur le site des Presses universitaires de Paris Nanterre

Mis à jour le 18 décembre 2017