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Du sublime dans l’œuvre gravé de Rembrandt

Claire Charrier

Publié le 30 mars 2022 Mis à jour le 7 avril 2022

Presses Universitaires de Rennes

Excellant à représenter les passions nobles, Rembrandt est qualifié d’artiste du sublime par ses contemporains. Or, depuis que la Renaissance a redécouvert le traité de Longin, le sublime – ou l’art qui dépasse l’art – est l’objet de débats dans les cercles artistiques et religieux.
Embrassant l’ensemble de l’œuvre gravé de l’artiste, ce livre fait dialoguer philosophie et histoire de l’art. Il soutient l’idée selon laquelle, même s’il n’est pas théoricien, Rembrandt contribue à renouveler la tradition d’interprétation du sublime.
Le principe méthodologique consiste à dégager la pensée de l’artiste. Confronter la pratique du graveur à son iconographie religieuse, inédite dans un pays calviniste, aide à analyser la cohérence de cette pensée. Rembrandt renonce au modèle préalable du dessin pour s’immerger dans le sensible. Or son Christ est proche du Christ de la kénose tel qu’il est présenté par Paul dans ses épîtres : il s’incarne en se vidant de sa puissance. La contradiction entre l’humble et le sublime est au cœur de la pensée de Rembrandt, et on peut y voir un enjeu politique : figures de l’invisible social, ses mendiants évoquent la grandeur de l’homme.

avec le soutien de la Société d’étude du XVIIe siècle et de l’unité de recherche Histoire des arts et des représentations (HAR) – Université Paris Nanterre.

Table des matières et introduction

Mis à jour le 07 avril 2022