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Appel à communications - JOURNEE D'ETUDES DES DOCTORANTS DE L’AFHMT - TRAVAIL : CONFLITS ET NEGOCIATION

Publié le 8 janvier 2018 Mis à jour le 8 janvier 2018

Les propositions de communications (moins de 5000 signes) sont à envoyer avant le 15 février 2018 à Romain Castellesi (romain.castellesi@gmail.com), Amandine Tabutaud (amandine.tabutaud@orange.fr) et Adeline Blaszkiewicz (blaszkiewicz.adeline@gmail.com).

Date(s)
Date limite de candidatures : 15 février 2018
JOURNEE D'ETUDES DES DOCTORANTS DE L’AFHMT
- TRAVAIL : CONFLITS ET NEGOCIATION –


Une journée d’étude des doctorant-e-s de l’Association Française d’Histoire des Mondes du Travail (AFHMT) se tiendra à Paris le samedi 7 avril 2018, au Centre d’Histoire Sociale de l’Université Paris 1, rue Malher.

Cette journée d’étude offre aux doctorant.e.s l’occasion de présenter leurs travaux dans un espace propice aux échanges intellectuels et à la réflexion collective autour d’une thématique transversale à l’ensemble des périodes historiques.
Cette année, les problématiques qui touchant aux conflits et aux négociations au travail ont été retenues. Chaque intervention sera discutée par des professeur.e.s invité.e.s pour l’occasion (les textes devront être transmis une semaine avant aux organisateurs qui se chargeront de les faire parvenir aux discutant.e.s).

Les propositions de communications (moins de 5000 signes) sont à envoyer avant le 15 février 2018 à Romain Castellesi (romain.castellesi@gmail.com), Amandine Tabutaud (amandine.tabutaud@orange.fr) et Adeline Blaszkiewicz (blaszkiewicz.adeline@gmail.com).

JOURNEE D'ETUDES DES DOCTORANTS DE L’AFHMT
Pour leur rendez-vous annuel, les doctorants de l’AFHMT proposent de questionner les conflits et la négociation dans les mondes du travail.

Désigné comme l’affrontement entre acteurs individuels et/ou collectifs ayant des intérêts antagonistes, le conflit apparait comme un aspect inhérent au travail, lieu d’interactions et de luttes sociales. Ainsi, la multiplication et l’intensification des conflits dans le cadre d’une « centralité du travail » a-t-elle donné lieu à des régulations contractuelles, institutionnelles voire cogestionnaires qui relèvent toutes de la négociation. Cette-dernière induit en effet un processus formel ou informel, entre deux individus ou collectifs devant trouver un accord par l’élaboration d’un compromis. Tantôt conçues comme deux dynamiques contradictoires (lutte de classes opposées, ou tensions dans un même groupe) tantôt complémentaires (dialogue social), les deux notions représentent, dans les sciences sociales, deux moteurs des relations professionnelles dans les sociétés contemporaines. De même, l’étude des subversions, comme des accommodements aux normes du travail aux époques anciennes, médiévales, et modernes est incontournable pour comprendre les enjeux de ces deux termes dans un contexte servile, religieux, féodal ou encore corporatiste.

À ce titre, leur étude permettra d’aborder l’évolution des pratiques et des discours liés à la contestation à l’intérieur ou autour de l’entreprise, notamment par le paradigme de « répertoire d’actions collectives » théorisé par Charles Tilly, aujourd’hui enrichi de nouvelles approches croisant les méthodes sociologiques et historiques.

La dimension conflictuelle du travail pourra en outre mettre en valeur les grandes transformations du salariat, entre externalisation et précarisation, féminisation et tertiarisation. Ces mutations ne sont pas sans poser des défis aux organisations syndicales et à tous les acteurs de l’action collective, autant dans la mobilisation que dans la négociation, face à la raréfaction de l’emploi et la perspective du chômage.

L’aspect protéiforme du conflit et du dialogue social permet d’envisager des contributions aux approches éclectiques, dans une journée se voulant ouverte aux formes et aux époques les plus variées de ces deux phénomènes, des micro-résistances (sabotages, coulages, grèves du zèle…) à l’action collective (actions nationales, de branches ou interprofessionnelles), de conflits localisés (monographies d’entreprises ou de bassins) jusqu’aux mouvements internationaux (altermondialistes, européens, transnationaux), qui donnent lieu à des médiations étatiques, syndicales à toutes les échelles, qu’il faudra interroger.

De même, si l’action spontanée ou organisée est une démarche (salariale comme patronale) visant à peser dans la négociation, l’utilisation du droit, à l’heure où les conflits sont institutionnalisés, est incontournable.

Lutter et négocier au travail soulève donc la question du pouvoir dans l’entreprise, et portent un projet de changement, pouvant aller de l’amélioration des conditions de travail, à l’espoir d’une société nouvelle.

Dans l'esprit qui a présidé aux journées d'études antécédentes, nous souhaitons donner à voir un ensemble de travaux, dont les spectres chronologiques, thématiques et disciplinaires sont volontairement ouverts. Ils reflèteront ainsi la diversité des situations professionnelles, et permettront un débat scientifique et méthodologique.

Mis à jour le 08 janvier 2018