Parcours Histoire des sciences

Parcours personnalisé Histoire des sciences

Présentation générale et objectifs

Ce parcours propose une réflexion pluridisciplinaire (philosophie, histoire, physique, éthologie) sur deux aspects fondamentaux de l'histoire des sciences et de notre représentation du monde, l'une en sciences physiques et l'autre en sciences du vivant: la conception du cosmos et l'appréhension de ce qui différencie l'homme de l'animal.

3UPEIHS1 - Parcours Histoire des sciences (semestre 1 - 4,5 ECTS)

Disque de Nebra, 1600 av JC, Allemagne Et au fait, elle tourne ? : Les conceptions du cosmos de l'antiquité à la révolution copernicienne

Les conceptions du cosmos ont varié de l’Antiquité à l’époque moderne selon divers facteurs qui furent combinés différemment selon les temps, ce qui empêche d’écrire une histoire simple et linéaire selon un schéma progressiste, mais permet d'en découvrir des aspects méconnus, et les enjeux importants pour notre représentation du monde.
  • Le premier était celui des capacités d’observation des astres, de l'oeil nu à la lunette optique.
  •  Le deuxième facteur fut le recours aux mathématiques afin de rendre compte du mouvement des planètes selon des modèles géométriques (dès les Grecs), puis d’établir des lois astronomiques (à l’époque moderne en Europe).
  • Le troisième aspect a été l’impact des croyances religieuses sur les conceptions du monde de l'antiquité à nos jours.
  • Le quatrième élément à prendre en considération est celui de la sociologie des savants, des premiers musées de l'antiquité aux héritiers de l'astronomie grecque dans  l'islam du moyen âge,  et jusqu'à la diffusion de l'imprimerie qui favorisa la circulation de connaissances et d’idées entre les savants de la Renaissance en Europe.

3UPEPHS2 - Parcours Histoire des sciences (semestre 2 - 4,5 ECTS)

Oedipe et le sphinx, musée du Vatican Penser l’animal, définir l’homme : une introduction historique et philosophique aux sciences du vivant.
« S'il n'existait point d'animaux, la nature de l’homme serait encore plus incompréhensible ».
Ce propos de Buffon, qui ouvre le « Discours sur la nature des animaux » dans l’Histoire naturelle (1753), exprime une idée directrice de ce cours : nous vous inviterons à réfléchir à ce que l’étude scientifique de l’animal ou de l’animalité permet de comprendre de l’humain, aux continuités ou discontinuités sur lesquelles se fonde ce qu’il est coutume d’appeler la « différence anthropologique » (la différence de l’homme et de l’animal). Nous mobiliserons des ressources empruntées à l’histoire des sciences, à l’histoire de la philosophie, mais aussi à l’état présent du savoir scientifique.

Ce fil directeur sera donc l’occasion d’aborder, dans la première partie du cours, plusieurs questions fondamentales d’histoire et de philosophie de la biologie : celle de la nature et de la spécificité du vivant, et singulièrement du vivant animal :
  • celle de la diversité des espèces et les problèmes théoriques posés par leur classification ;
  • celle, cruciale, de l’évolution des espèces, qui nous conduira à aborder les prémisses et les grands principes de la révolution darwinienne, et son impact sur notre compréhension moderne de l’homme et de l’animal.

La seconde partie du cours reprendra, à partir de l’héritage darwinien, la question de la différence de l’homme et de l’animal telle qu’elle se pose aujourd’hui pour les sciences du vivant quand elles étudient la vie de relation et ses manifestations dans le domaine des comportements des activités cognitives et affectives. Des débats récents illustreront les thèmes actuels de recherche, comme par exemple ceux relatifs à l’inné et l’acquis, à l'existence ou non chez l’animal d’empathie, de sens esthétique, ou de la capacité à maitriser des proto langages.

Mis à jour le 09 octobre 2015